Le Memmex, le monde à portée de main

20 juin 2006

L'après pétrole

 

 

  L’après pétrole,  l’avenir

de demain…

 

 

Aujourd’hui nous vivons dans un monde d’insécurité énergétique qui ne dispose plus des 5 à 10 millions de barils jusque là capable d’amortir une rupture d’approvisionnement en pétrole.


Comment nourrir demain les 9 milliards de terriens en Energie ?

 

Durant un siècle les prix du pétrole ont été ridiculement bas, un comble pour un combustible fossile* qui a mis des millions d’années à se constituer et dont on a déjà utilisé entre 30 et 50%, ce n’est plus le cas aujourd’hui :

Les prix se sont envolés jusqu’à 70 dollars le baril, tandis que près de la moitié des réserves mondiales ont déjà été brûlées.

Le pétrole est utilisé pour fabriquer du plastique, des tissus, des engrais, des médicaments et surtout comme carburant.

 

L’année 2005 aura été l’année du choc pétrolier (les bourses new-yorkaise et londonienne du pétrole se sont enflammées, le prix du baril d’or noir a doublé en 1 an !!!)

Plus que les tentions géopolitiques, c’est l’augmentation de la consommation mondiale qui créée les inflations.

 

Qui consomme l’énergie ?

Un Africain consomme 26 fois moins d’énergie qu’un Américain, 12 fois moins qu’un Européen ou un Japonais et 2.5 fois moins qu’un Américain du Sud

La consommation mondiale devrait encore s’accroître de 60% d’ici 2030.

Bien qu’on accuse souvent la chine d’être les plus gros consommateur de pétrole, ce sont bien les américain qui en consomme le plus et de loin ! Plus de 20 millions de barils chaque jour – le quart de la production mondiale – quand les chinois « n’en brûle » encore que 7millions.

La demande chinoise n’en reste pas moins vertigineuse car depuis 2000, elle a consommé le tiers de la surproduction mondiale.

L’AIE* (Agence Internationale de l’Energie) note que les 2/3 de la consommation proviendrait des pays émergents comme la Chine l’Inde et le Brésil.

 

A ce rythme il ne nous reste que 40 ans de réserve de pétrole disponible.

Le monde est entré dans une ère d’insécurité énergétique, et ne dispose plus que de 1.6 millions de barils de pétrole.

Les experts réunis en février 2006 par la CE pour tenter de trouver des solutions ont défini le réseau électrique du futur autour d’une stratégie de décentralisation (utilisant de plus petites structures)

Cette décentralisation s’engage pour qu’en 2010, 21% de l’énergie utilisée proviendra des sources renouvelables qui sont comme tout le monde le sait peu ou pas polluante : éolienne, solaire, biomasse, géothermie.

Retour aux sources :

Autrefois, l’homme utilisait la force de l’eau pour actionner les moulins, ou celle du vent pour naviguer.

Aujourd’hui, on se tourne à nouveau vers ces énergies douces : solaire, marémotrice, hydraulique, éolienne…

Pour l’instant seule la production d’hydroélectricité est conséquente. Les autres énergies ne représentent que 1.5% de la production mondiale, les installations ou les capteurs coûtant encore cher. Mais elles ont un bel avenir, car le soleil ou le vent sont propres, inépuisables et gratuits !

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Seule certitude pour demain, le monde est entré dans « l’ère de l’après pétrole » comme l’assurait Dominique de Ville Pain le jeudi 1er septembre 2005.

 

Deux inconnues assombrissent notre avenir :

Le rythme de la croissance de la consommation des pays émergents d’Asie ou d’Amérique latine, soit 75% de l’accroissement de la demande dans les 5ans avenir

et le  niveau des réserves de pétrole mondiales (la planète consomme 2fois plus qu’elle ne peut produire : 30 pour 15milliards).

 

Par manque d’investissement la production diminue.

La production de la Russie stagne.

L’Indonésie est devenue importatrice nette alors qu’elle dispose de réserves aux large de ses côtes.

En 1956, Marion King Hubbert, géologue à Shell avait déjà prédit ce que l’on sait aujourd’hui : que sans découverte majeure, le début du déclin de l’extraction pourrait bien arriver avant la date fixée par les experts de 2025.

Les géants du pétrole ont déjà anticipés le déclin en investissant toujours plus dans d’autres combustibles fossiles (gaz) ou dans les énergies renouvelables (biocarburant, éoliens, solaires) essayant ainsi de gommer leur image de pollueur.

Sait-on qu’aujourd’hui BP ne serait plus l’acronyme de British Pétroleum mais de Beyond Petroleum (au-delà du pétrole) sans l’opposition des actionnaires.

 

Le gaz provoque une nouvelle ruée pour l’or bleu

Le gaz pourrait devenir au 21eme siècle, ce que fut le pétrole dans les dernières décennies.

Source de conflits et arme politique entre les pays producteurs comme la Russie et l’Iran.

Le gaz a des atouts, il répond au protocole KYOTO sur la réduction des émissions de CO2 et autres gaz à effets de serre. Il est plus abondant que l’or noir.

Sa progression serait d’après l’AIE plus rapide que celle de l’hydraulique (1,8%), du pétrole (1,6%), du charbon (1,5%) et du nucléaire (0.4%)

 

3 des 7 projets de Total sont menés dans le secteur du gaz (gaz naturel liquéfié) en Iran et Shell a investi 20milliards de dollars dans son projet en Russie.

 

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